En tant qu'ex-provinciale, Paris m'a fasciné autant que je l'ai craint. Je n'imaginais pas y travailler un jour : la foule, le métro, les embouteillages, le périph', la fashion attitude, cette désagréable impression que les parisiens se prennent pour le centre de la France, le temps pourri... C'est vrai que du point de vue de la Province, Paris passe un peu pour un autre monde !
Et pourtant... J'y suis intallée depuis mi-août maintenant... Bon d'accord, d'un point de vue technique, je ne suis pas parisienne, car j'habite en banlieue, à 15 min de RER de la capitale. Mais bon, c'est quoi 15 min ? Un petit échauffement de CAP à peine ! Et justement, de part ma vie de banlieusarde (mon dieu, ce mot est encore plus moche que provinciale), j'ai l'impression de n'avoir que les avantages de la vie parisienne :
- J'apprécie que la plupart des magasins soient ouverts le dimanche. Ainsi, la sortie shopping n'est plus seulement restreinte au samedi, et s'il fait beau le samedi, on peut choisir d'aller se ballader au lieu d'aller faire les courses.
- J'aime le choix dont les parisiens disposent : fringues, restos, culture... J'ai enfin accès à toutes les bonnes adresses données dans les magasines, je mange des sushis une fois par semaine pour la modique somme d'un copieux repas à la cantine, je peux manger indien, libanais, russe si je veux quand je veux, j'ai plein de choses à voir le WE...
- J'aime sentir la diversité des gens qu'on croise dans la rue ou dans les transports en commun, et en même temps, reconnaître quelques têtes dans le train du matin. Depuis à peine 2 petits mois que je travaille, j'ai eu des réunions avec des clients coréens, j'ai rencontré des indiens, et je travaille au quotidien avec un ingénieur russe. Fabuleux !
- Et au quotidien me direz-vous ? Et bien sachez que j'ai su me trouver une belle place au soleil : je travaille en banlieue, et j'habite à 10 min à pied de mon lieu de travail. Mon appartement se trouve dans une jolie petite résidence familiale, et donne sur un jardin. Le soir, je n'entends, non pas le bruit des voitures, mais les rires des enfants...
Alors oui, on peut dire que tout va bien pour l'instant. Le temps pourri, je m'en fous : j'ai passé 5 ans en Normandie pour mes études (et je me suis renseignée : il y a plus de jours de soleil à Paris). Les fashion victims : ma foi, ça peut donner des idées question créativité. CAP : Je cours 2 fois par semaine le long des berges de la Seine (je vous ai mis une photo dans le compte-rendu de la séance du 9 octobre), j'y croise d'autres joggers (que je prends parfois pour des lièvres), et on ne me regarde pas de travers quand je fait mes séries de fractionné.
Peut-être que je déchanterai quand je voudrais redescendre dans le Sud pour les vacances en voyant les trains bondés, ou que je me lasserai des gens qui font tout le temps la gueule... On verra ! Mais au jour d'aujourd'hui, je suis très contente !
